Ptose mammaire (mastopexie)

Cette fiche d’information a été conçue sous l’égide de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOF.CPRE) comme un complément à votre première consultation, pour tenter de répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser si vous envisagez d’avoir recours à une chirurgie de la ptose mammaire. Le but de ce document est de vous apporter tous les éléments d’information nécessaires et indispensables pour vous permettre de prendre votre décision en parfaite connaissance de cause. Aussi vous est-il conseillé de le lire avec la plus grande attention. Chirurgie de la ptose mammaire

 L’intervention chirurgicale a pour objectif de remonter l’aréole et le mamelon en bonne position, de reconcentrer et d’ascensionner la glande et de retirer la peau en trop afin d’obtenir deux seins harmonieux, joliment galbés et ascensionnés.

La ptose mammaire peut apparaître après un important amaigrissement (par régime ou chirurgie bariatrique), après une grossesse ou un allaitement. Elle existe aussi parfois spontanément. On peut constater une ptose pure, c’est-à-dire seule, ou une ptose associant une hypertrophie mammaire (volume des seins trop important) ou d’hypotrophie mammaire (volume des seins insuffisant).

Cet acte n’est pas pris en charge par l’assurance maladie. Ainsi votre chirurgien vous remettra un devis.

Cet acte chirurgical est envisageable à partir de 18 ans et tout au long de la vie.

Cette intervention se déroule sous anesthésie générale. Elle nécessite 1H30 à 2 heures d’intervention, en chirurgie ambulatoire le plus souvent, en dehors de toute complication. Dans les suites opératoires, la patiente devra porter  un soutien-gorge de contention sur mesure pendant 1 mois jour et nuit puis pendant 1 mois uniquement la journée. L’arrêt de travail moyen est de 3 semaines. La période d’arrêt des activités sportives est de 2 mois environ.

Concernant l’intervention, s’il s’agit d’une résection emportant de la peau, de la graisse et de la glande mammaire moyennant 1 à 3 cicatrices : 1 cicatrice péri aréolaire, 1 deuxième cicatrice verticale rejoignant le sillon sous mammaire ainsi qu’une cicatrice horizontale dans le sillon sous mammaire. Les cicatrices des sillons sous mammaires peuvent se rejoindre au niveau médian dans le cas d’une synmastie (seins jointifs). Ces cicatrices sont présentes à vie.

Après l’intervention,  un système de drainage est habituellement mis en place pour diminuer les risques d’hématome. Il est conservé pendant une durée variable de quelques jours selon sa production. Il n’empêche pas le retour à domicile, si le chirurgien considère qu’il est possible. Les pansements sont changés tous les 2 à 3 jours. La première douche est autorisée le lendemain de l’ablation des drains.

De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers mois qui suivent l’intervention :

  •    Un œdème (gonflement) et des ecchymoses (bleus).
  •    Une sensation de tension des seins qui s’estompe en quelques semaines.
  •    Parfois des douleurs, qui sont bien soulagées par les antalgiques.
  •    Une gêne à l’élévation des bras.

Les principales complications de cette intervention sont : l’hématome ; l’infection du site opératoire ; la nécrose des aréoles qui peut être totale ou partielle (favorisée par le tabagisme) ; nécrose partielle de la glande et de la graisse mammaire (cytostéatonécrose) ; modifications de la sensibilité : à type d’engourdissement, d’insensibilité des aréoles et des mamelons pouvant être définitifs ;  les troubles de cicatrisation : désunion de plaie partielle ou complète, cicatrice hypertrophique ou chéloïde, les « oreilles cicatricielles » situées à chaque extrémité des cicatrices horizontales , retard de cicatrisation et nécrose cutanée pouvant nécessiter des pansements quotidiens à domicile pendant plusieurs mois, écoulement chronique. Enfin, comme pour toute intervention chirurgicale, une thrombose veineuse profonde au niveau des jambes pouvant se compliquer d’embolie pulmonaire reste possible et sera éventuellement prévenue par Héparine de Bas Poids Moléculaire, lever précoce et bas de contention.

Ces complications peuvent nécessiter une reprise chirurgicale au bloc opératoire sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale.Des irrégularités ou des imperfections peuvent donner lieu à des retouches à distance.

Le tissu glandulaire enlevé est systématiquement analysé au laboratoire. Il est exceptionnel mais possible de découvrir un cancer débutant, qui nécessite un traitement propre.

La surveillance des seins par mammographie dans le cadre du dépistage systématique du cancer du sein n’est pas ou peu perturbée par la plastie mammaire. Il est conseillé de pratiquer une mammographie de référence 6 mois après l’intervention.

Le résultat définitif ne s’observe pas avant 6 mois quant au volume et à la forme des seins. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices.

Tarif : 1500 à 2700 euros.

 

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