Le mamelon invaginé est lié à une brièveté des canaux galactophores. Cette anomalie est soit congénitale (présente à la naissance) ou lié à l’allaitement. Ce problème touche environ 3% des femmes, et dans 90% les deux seins sont concernés. Elle peut être uni ou bilatérale.
L’intervention consiste à sectionner les canaux galactophores. Elle se déroule sous anesthésie locale en chirurgie ambulatoire d’une durée de 30 minutes. Les cicatrices sont placées à la base du mamelon, de très petites tailles. Elles deviendront discrètes au point de ne plus être visible.
Cette intervention est prise en charge par l’assurance maladie
Après l’intervention, la première douche est autorisée dès le lendemain du geste. Les pansements sont changés tous les 2 à 3 jours.
De façon classique et habituelle, il existe pendant les premiers jours qui suivent l’intervention :
- Un œdème (gonflement) et des ecchymoses (bleus).
- Des douleurs, qui sont bien soulagées par les antalgiques.
Les principales complications de cette intervention sont : l’hématome ; l’infection du site opératoire ; la nécrose des mamelons qui peut être totale ou partielle (favorisée par le tabagisme) ; modifications de la sensibilité : à type d’engourdissement, d’insensibilité des mamelons pouvant être définitifs ; les troubles de cicatrisation : désunion de plaie partielle ou complète, cicatrice hypertrophique ou chéloïde, , retard de cicatrisation et nécrose cutanée pouvant nécessiter des pansements quotidiens. Récidive.
La surveillance des seins par mammographie dans le cadre du dépistage systématique du cancer du sein n’est pas perturbée par ce type de chirurgie.